Ce chapitre sur les addictions que j’ai hésité à écrire dans mon livre…
J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce chapitre dans mon livre. Pas parce que j’avais peur d’être jugé, mais parce qu’il me ramenait à une vérité brute : les addictions ne sont pas des accidents. Elles sont des armures. Elles sont ce que l’on met entre nos blessures et le monde, quand on n’a plus d’autre façon de tenir debout.
Je me revois encore, un soir de trop, la bouteille posée sur la table, l’air qui manque, la sensation d’être un funambule au-dessus du vide. La scène est encore nette, presque cinématographique. La pièce est silencieuse. Mon cœur bat trop vite. Je pense que je contrôle. Je pense que je tiens le cap. Je pense que ce n’est qu’un verre pour m’aider à respirer. Et je ne vois pas que je suis déjà en train de couler.
À ce moment-là, j’avais l’impression que l’alcool m’aidait à affronter ma vie. En vérité, il m’aidait seulement à l’endurer.
C’est là que commence l’illusion.
Je pensais que je gérais… jusqu’au jour où j’ai compris ce que je fuyais vraiment
Je pensais que je buvais pour oublier la fatigue, pour amortir la charge, pour anesthésier les tensions. En réalité, je buvais pour ne plus ressentir l’écart immense entre l’homme que je voulais être et l’homme que ma vie me renvoyait. Je ne fuyais pas la douleur : je fuyais le miroir.
Et c’est toujours comme ça que les addictions commencent.
Elles ne sont pas une faiblesse morale.
Elles ne sont pas un manque de volonté.
Elles ne sont jamais “juste un verre”.
Elles sont des tentatives maladroites pour survivre à quelque chose qui nous dépasse.
L’addiction, c’est une main tremblante posée sur une plaie encore ouverte.

Le miroir émotionnel
Quand j’accompagne les papas, ou quand je lis leurs témoignages, je reconnais dans leurs mots ce que j’ai vécu moi-même. Je lis leur honte, leurs nuits blanches, leurs tentatives pour tenir, leur manière de s’excuser, leur fatigue de vivre. Et je me vois, moi aussi, à travers eux.
Ce miroir émotionnel est cruel et salvateur à la fois.
Cruel, parce qu’il nous rappelle ce que nous avons été.
Salvateur, parce qu’il nous montre que nous ne sommes pas seuls.
Si j’ai décidé d’écrire ce chapitre dans mon livre, c’est pour qu’ils sachent que ce n’est pas une disgrâce d’avoir chuté. C’est une conséquence logique d’une vie trop lourde pour un cœur seul.
Les addictions ne sont pas un “problème”.
Elles sont un symptôme.
Et quand on comprend ça, on arrête de se haïr.
La logique Si / Alors
Si tu mets de l’alcool sur ton épuisement, alors tu ne guériras jamais de ce qui te détruit.
Si tu mets des substances sur ton anxiété, alors tu prolongeras la tempête intérieure.
Si tu mets un écran, un jeu, une nourriture, une compulsion sur tes blessures, alors tu finiras par t’absenter de toi-même.
L’addiction, c’est la manière élégante qu’a la douleur de te dire :
« Tu ne veux pas me regarder en face, alors je vais prendre toute la place. »

J’ai mis du temps à comprendre que l’alcool ne me calmait pas.
Il me détachait de mes émotions.
Il me coupait de mes enfants, de mon corps, de ma lumière intérieure.
Il faisait taire le père que j’étais, pas la douleur que je portais.
J’ai réalisé que l’alcool n’était pas mon ennemi.
C’était une alarme.
Une manière de dire : “Tu souffres trop pour rester lucide. Alors tu te sépares de toi-même.”
Et c’est précisément ce détachement qui mène à l’effondrement.
Le choc perceptif : l’addiction est une chute lente, pas un accident
On croit toujours qu’on a le contrôle.
On se dit qu’on peut arrêter quand on veut.
On se persuade qu’on gère.
Mais personne ne gère vraiment une addiction.
On négocie.
On repousse.
On maquille.
On se ment.
J’ai compris que l’addiction est comme un escalier qui descend.
On fait un pas par confort, un pas par fatigue, un pas par désespoir.
Et un jour, on se retourne et on réalise qu’on ne sait plus remonter.
C’est là que j’ai compris que je devais écrire ce chapitre.
Pour que les hommes qui vivent ça puissent voir l’escalier avant de tomber.

Imagine un instant…
Imagine que tu poses la bouteille.
Imagine que tu respires sans aide.
Imagine que tu entres dans ton corps et que tu le reconnaisses.
Imagine que tes enfants voient un père présent, conscient, vivant.
Imagine que tu vives un jour sans anesthésie.
Imagine que tu ne fuis plus.
Imagine que tu reviennes à toi.
C’est ce jour-là qui commence la guérison.

La leçon tirée du chaos
Ce chapitre, j’avais peur de l’écrire parce qu’il me ramenait à l’homme que j’étais avant de me relever.
Mais il m’a rappelé aussi l’homme que je suis devenu.
L’addiction n’était pas une chute.
C’était un appel.
Un appel à la conscience, à la présence, à l’honnêteté brute.
Un appel à faire face à la vie, pas à la contourner.
Ce que j’ai appris, c’est que la douleur que tu refuses de sentir te détruira.
Et celle que tu acceptes de regarder te libérera.

Pourquoi je me relève. Pourquoi j’écris. Pourquoi j’ai créé L’Amour d’un papa
Je n’ai pas écrit ce chapitre pour parler d’alcool.
J’ai écrit ce chapitre pour parler de survie.
Pour parler de reconstruction.
Pour parler de cet instant précis où tu décides que ta vie a plus de valeur que ton anesthésie.
Mon livre Survivre est né de cette traversée.
Ce blog est né de cette lucidité.
Mon mouvement L’Amour d’un papa est né de cette responsabilité profonde : transmettre ce que j’ai compris, pour éviter que d’autres s’effondrent comme je me suis effondré.
Je crois que chaque homme peut se relever.
Je crois que chaque père peut retrouver sa lumière.
Je crois que rien n’est plus fort qu’un homme qui a cessé de fuir.
Un jour à la foi.
Si tu es au bord de cet escalier, si tu sens que quelque chose glisse en toi, si tu cherches une main pour ne pas tomber, tu peux commencer ici.
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Tu n’es pas seul.
Tu n’as jamais été seul.
Tu peux encore revenir à toi.

Hello 👋
Je suis Johann.
Un père qui a perdu ses enfants pendant des années à cause d'erreurs que j'aurais pu éviter.
Amour toxique, dépendance, blessures familiales, manipulation, séparation forcée avec les enfants.
C'est mon histoire et peut-être aussi la tienne ?
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À PROPOS
Après avoir traversé l'une des périodes les plus sombres de ma vie, j'ai tout perdu.
J'ai entrepris un travail de développement personnel et de compréhension de l'Humain.
J'ai choisi de vivre et de faire une force de ces difficultés.
Aujourd'hui, je témoigne pour aider ceux qui, comme moi, doivent surmonter une rupture dévastatrice et la perte de lien avec leur famille.
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